La diversification est la clé des green bonds

À l’heure où les émissions de green bonds atteignent un niveau record, Rhys Petheram, responsable des solutions environnementales, a souligné que l’élargissement de la classe d’actifs était l’aspect le plus attrayant pour les investisseurs multi-actifs. Soulignant que cet élargissement est une opportunité de construire un portefeuille diversifié.

 

Alors que la plupart des émissions de green bonds (obligations dont les actifs sont liés à des projets relatifs au changement climatique ou à l’environnement) ont jusqu’à présent été réalisées dans la catégorie « investment grade », le marché des green bonds high yield gagne du terrain, selon Rhys. Le montant, en dollar, levé par les green bonds high yield depuis le début d’année est déjà équivalent à celui émis sur l’ensemble de l’année 2020.

 

Rhys a également salué la croissance des obligations liées au développement durable (SLB : sustainability-linked bonds). Les SLB sont différentes des green bonds. Elles font varier leurs conditions contractuelles – comme le paiement d’un coupon différent – selon que la société émettrice atteint ou non des indicateurs clés de performance environnementale. Elles sont généralement axées sur les caractéristiques environnementales d’une entreprise (par exemple son empreinte carbone) plutôt que sur l’impact environnemental direct de ses produits et de ses services. Rhys a déclaré que lorsqu’elles sont utilisées en combinaison avec un green bond, les SLB deviennent un instrument encore plus puissant et tourné vers l’avenir. A titre d’exemple Rhys mentionne l’émission récente par une grande compagnie d’électricité autrichienne d’une obligation verte SLB combinée.

 

Rhys pense que cet élan est de bon augure pour l’émission du gilt vert du gouvernement britannique annoncé dans le budget de mars, et son équipe a travaillé en étroite collaboration avec l’Investment Association (IA) pour contribuer à son processus de structuration, afin d’obtenir une obligation ayant le plus grand impact possible. De l’avis de Rhys, le green gilt devrait être bien soutenu par les investisseurs institutionnels.

 

Banques centrales vertes

Les banques centrales ont montré des signes de virage vert, a observé Rhys. Dans le budget britannique de mars, un changement a été annoncé dans les attributions de la Banque d’Angleterre afin d’inclure le changement climatique dans les considérations de croissance économique. Cette mesure permettra à la Banque d’Angleterre d’acheter des obligations vertes et est susceptible de détourner son portefeuille des entreprises qui ne parviennent pas à réduire leur empreinte carbone.

 

La Banque d’Angleterre détient environ 20 milliards de livres sterling en obligations d’entreprises, ce qui en fait un acteur beaucoup plus modeste sur ce marché que la Banque centrale européenne (BCE). Les opérations ciblées de refinancement à long terme de la BCE, un programme qui fournit des fonds bon marché aux banques pour des prêts plus ciblés (par exemple pour stimuler l’économie réelle), pourraient devenir un outil puissant pour soutenir les prêts verts, a prédit Rhys.

 

La Réserve fédérale américaine est quelque peu en retard sur la BCE, mais elle a récemment créé un comité chargé d’examiner l’intégration des risques liés au climat dans les considérations relatives à la stabilité financière.

 

Rhys a salué ces changements dans l’approche des banques centrales. Il a toutefois mis en garde contre le fait que les banques centrales devraient limiter leur rôle à la lubrification des machines qui alimentent l’économie verte, plutôt que de tenter de la conduire elles-mêmes.

Politique fiscale

Tout en reconnaissant l’infrastructure financière et comptable mise en place pour gérer les risques liés au changement climatique, Rhys s’attend à ce que l’attention se porte désormais sur la réingénierie du système afin d’élaborer les solutions et les projets nécessaires pour atteindre les objectifs en matière de changement climatique, tels que l’Accord de Paris. Il pense que la politique fiscale jouera un rôle croissant, car les gouvernements reconnaissent l’importance de l' »internalisation » (imputation à l’entreprise) de ce que les économistes appellent les « externalités » (coûts cachés pour l’environnement, par exemple lorsqu’une usine pollue l’air). Si les banques centrales peuvent influer sur les coûts et les flux de capitaux, Rhys pense que ce sont des réunions telles que la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP26), prévue en novembre 2021, qui influenceront le plus les trajectoires des bénéfices à long terme des entreprises liées aux solutions environnementales, et qui mettront en évidence le risque lié aux « capitaux perdus » (par exemple, si un actif tel que les réserves de pétrole devenait invendable).

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